Citation de Sanchopansa le 16. Aou 2006 à 14:52:La définition que tu pré-suppose du "libre arbitre" (c'est à dire la volonté d'influer sur ta vie), est restrictive par rapport à la définition courante.
Tu as raison, à vouloir faire simple, j'ai retreint la notion de libre arbitre en en excluant la portée théologique ( à ma décharge, il faut dire que ce n'est pas ce qui m'intéresse le plus dans ce concept ) Citation:
Dans cette conception étendue, le libre arbitre suppose l'existence de la volonté (ou spontanéité) et la raison (ou intentionalité).
La volonté et le raisonnement ne sont-ils pas du domaine de l'acquis ... donc faisant appel à des éléments de notre inconscient ? Citation:D'ailleurs, la science a du s'adapter à ce mode car les lois physiques pouvaient très bien passer
pour une forme de déterminisme universel, puisque fondées sur la connaissance des causes effectives.
Aussi la science s'est elle parée d'un ensemble de formulation prédictives, donc assorties de probabilités, en admettant le principe général d'incertitude.
Là, je pense que ce sont les règles l'univers qui sont en cause et non la nature de l'homme ... Citation:C'est pourquoi il faut d'abord se mettre d'accord sur ce que l'on entend dans cette discussion par
libre-arbitre, ou plutôt de la façon dont il faut le limiter pour pouvoir répondre à ta question autrement que par un oui indiscutable...
J'adhère donc provisoirement à ta définition.
Et cela me pause aussitôt un second problème, celui de l'intentionalité ou raison.
Quelle que soit la volonté qui guide un acte, celle-ci est elle raisonnée ou consciente, ou est-elle inconsciente?
La psychanalyse nous a montré que la plupart de nos actes dépendaient plus de notre inconscient que de notre volonté consciente.
C'est d'ailleurs ce qui provoque un paradoxe bien connu en justice: les criminels sexuels sont à la fois des criminels susceptibles de rendre des comptes à la justice du fait de leur responsabilité et des malades, commandés par leur inconscient et leurs hormones qui doivent être soignés. On remarque qu'alors, au sens de la Justice, la médecine devient une peine de substitution!
Mais dans ce cas, curieusement, la réponse à ta question devient non !
Mais c'est également un paradoxe.
Puisque je réponds non à ta question, cela suppose que je sais qu'une grande partie de mes actions sont inconscientes. Ce qui veut dire que j'ai conscience qu'elle le sont. Ce qui les rend conscientes. Donc j'aurais du répondre oui.
Dans ces conditions, je dois admettre que je ne sais pas si certaines de mes actions sont inconscientes, et dans ce cas, je crois qu'elles sont toutes guidées par ma volonté raisonnée et je réponds oui aussi.
Compliqué!
J'ai donc bien peur que la seule réponse honnête soit : je ne peux pas répondre à cette question.
Etant passée par le même genre de questionnement, je ne ne sais pas y répondre non plus ... c'est pourquoi, je me suis exprimée au conditionnel avec moult points d'interrogations ... Citation:
Maintenant, on peut encore restreindre la définition en disant:
Pensez-vous que vos pensées et vos actions conscientes sont uniquement soumises à votre propre volonté d'influer sur votre vie ...
A ta question, je répondrai aussi par oui et par non.
Par "oui" dans la mesure où l'on fait la démarche intélectuelle de se poser pour réfléchir en évaluant une situation ...
Par "non" car dans toute réflexion, la subjectivité, domaine de l'inconscient, intervient obligatoirement ... Citation:Désolé d'avoir trituré ta question, mais je t'ai quand même proposé ma réponse!
C'est le genre de question "bouteille à encre" qui me triture également les neurones et à laquelle, je crois, chacun apporte sa propre réponse tout en enrichissant le débat ... ps : désolée d'avoir noyé mes réponses au milieu de ton texte, mais pour le moment je ne sais pas encore faire mieux dans les copier-coller
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En effet, difficile à lire! J'ai donc arrangé ça...]