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Sur l'existence de Dieu... (Lu 3759 fois)
angie2

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #30 - 07. Fev 2007 à 14:16
           
C bizarre, vous parlez des "humains" comme si nous n'étions pas "seul" ........ !

je vous aime .......
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Dondiega

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #31 - 07. Fev 2007 à 14:19
           
Citation de guioui le 07. Fev 2007 à 14:13:
Citation de Dondiega le 07. Fev 2007 à 13:46:
Mais je ne le saurais jamais ici bas.

Donc tu considères déjà un "là-haut".


J'envisage cette éventualité, en effet. Mais là aussi, j'en sais pas plus.

Si je connaissais le con qu'a fait sauter le pont !
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Dondiega

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #32 - 07. Fev 2007 à 14:20
           
Citation de angie2 le 07. Fev 2007 à 14:16:
C bizarre, vous parlez des "humains" comme si nous n'étions pas "seul" ........ !

 
Ah ben vla autre chose !!! il faudrait lancer un autre topic, sinon, on va exploser notre neurone !  

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guioui

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Moi ça va. Et vous ?

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #33 - 07. Fev 2007 à 14:42
           
Citation de angie2 le 07. Fev 2007 à 14:16:
C bizarre, vous parlez des "humains" comme si nous n'étions pas "seul" ........ !

 
Seuls sur Terre ? Seuls dans l'Univers ?
 
Tu peux développer, s'il te plait, Angie chérie ? C'est intéressant !

Ce n'est surement pas de briller qui nous empêchera de tomber.
Ce n'est surement pas de tomber qui nous empêchera de rêver.
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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #34 - 07. Fev 2007 à 15:22
           
Citation de guioui le 07. Fev 2007 à 14:42:
Citation de angie2 le 07. Fev 2007 à 14:16:
C bizarre, vous parlez des "humains" comme si nous n'étions pas "seul" ........ !


Seuls sur Terre ? Seuls dans l'Univers ?

Tu peux développer, s'il te plait, Angie chérie ? C'est intéressant !

oui je crois que tu devrai developper angie  
je ne crois absolument pas à un dieu ou à une entite divine mais je n'exclues pas le fait que dans l"univers d'autres formes de vie ,semblable ou pas à nous, existent
je pense en regardant un ciel etoile non pas à une presence divine mais que d'autres planetes peuvent porter la vie  
 
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Jupiter Jazz

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #35 - 07. Fev 2007 à 20:37
           
Citation de Sanchopansa le 07. Fev 2007 à 07:35:
Ce que j'aime dans ce genre de débat, c'est que quand on lui laisse le temps de se développer correctement, on s'aperçoit qu'il est toujours possible de trouver un compromis.
Dans le cas présent, Jupiter (nom de Dieu! Clin d'oeil) donne une citation en pature pour ouvrir un débat sur l'existence de Dieu.
Chacun y va de sa propre analyse.

Au final, Jup' se dévoile et nous explique que selon lui, Dieu est un concept incréé, cause de tout dans l'univers.

Et là, sans hésiter, je dis oui!
Lorsqu'on en est rendu à ce niveau de généralisation, on ne peut qu'être d'accord.

Si le concept de lois physiques (thermodynamique, mécanique quantique, physique générale et relativité) de même que tous les phénomènes physilogiques ou organiques qui en découlent sont considérés comme une "essence", l'essence de l'univers, pourquoi ne pas l'appeler Dieu?! Dans ce cas, tout est en Dieu et Dieu est en tout.

Mais il est impossible de déterminer s'il existe une notion de "volonté" Divine ou de desseins.

Et surtout il n'y a aucun enseignement à en tirer pour les pauvres humains que nous sommes...
A part de savoir que quand on tombe par la fenêtre, Dieu a décidé que nous nous dirigerions vers le bas Grimace

Or, le concept de religion a été créé, me semble-t-il, pour fournir aux hommes un "guide de conduite" s'appuyant sur les préceptes d'un être supérieur, incontestable donc...

On en revient donc à la question première:
A quel niveau d'intégration s'arrête la "conscience"...

L'homme à une conscience...
Les civilisations humaines ont une conscience: la "conscience collective"...
On peut penser que l'Humanité elle même a une conscience, que l'on appelle justement "l'humanité"...

L'univers a-t-il une conscience?
Dans ce cas, ce serait Dieu non?


Je suis tout à fait d'accord avec toi. Je me demande souvent pourquoi, mais c'est peut être moi qui suis trop croyant et pas scientifique, cette cause première, que quelquepart les scientifiques cherchent aussi, puisqu'ils veulent expliquer des phénomènes, je me demande pourquoi ils refusent de l'appeler Dieu.
Oui le concept de religion est associé à la ligne de conduite, mais le concept de Dieu, tout ce dont on peut être sûr, si il est réel, c'est qu'il est le créateur. Je ne pense pas que Dieu soit bon ou mauvais. Le bien et le mal sont seulement subjectifs et puisque Dieu est omniscient, il ne dit pas ce qui est absolument bien ou mal. Le dieu que nous vénérons généralement dans la religion, n'est pas Dieu selon moi. Il est le Bien, ce qui est une construction humaine.
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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #36 - 07. Fev 2007 à 20:59
           
Citation:
mais le concept de Dieu, tout ce dont on peut être sûr, si il est réel, c'est qu'il est le créateur

 
Pas forcement ! Si on part du principe que Dieu existe, rien ne prouve qu'il a eu la volonté de créer tout ce qui nous entoure... peut être que tout ça c'est crée tout seul...

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Jupiter Jazz

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #37 - 08. Fev 2007 à 12:59
           
Nous avons justement cherché à savoir qu'est ce qui a crée l'univers, c'est pour ça qu'on a nommé Dieu. Si l'univers s'est crée de lui même, cela veut dire qu'il est Dieu.
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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #38 - 08. Fev 2007 à 13:05
           
Ah bon ? Quand une poussière rencontre une autre poussière, la poussière c'est Dieu ?
 
Alors on doit pouvoir dire que le hasard, c'est Dieu. A moins qu'il n'y ait pas de hasard, ce qui voudrait dire qu'il y a une volonté au dessus de tout ça.

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Jupiter Jazz

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #39 - 08. Fev 2007 à 13:31
           
Ne crois pas que j'oublie de te répondre, je dois juste partir aintenant je reviens ce soir!
a plus
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Paul

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #40 - 08. Fev 2007 à 13:58
           
Citation de Jupiter Jazz le 08. Fev 2007 à 12:59:
Nous avons justement cherché à savoir qu'est ce qui a crée l'univers, c'est pour ça qu'on a nommé Dieu.(...)

 
Sans jouer forcément sur les mots mais en se référant à l'éthymologie du mot Dieu dabord en français:
D'après le dictionnaire des racines des langues indo-européennes, la racine est dei- et elle comporte l'idée de briller.
 
De là dérive 3 thèmes :
 
1. dei-wo (ciel, lumineux, considéré comme divinité)
 
     sanskrit : devah (dieu)
     grec : dios (divin)
   
2. latin : deus (dieu) dius, divus, divinus (divin) divinitas (divinité) divinar (deviner) dyew (dieu du jour lumineux)
 
     sanskrit : dyauh (ciel lumineux)
     grec : zeus
     latin : Jupiter (ju + pater : dieu le père)
     français : jeudi (jour de Jupiter) jovial (qui concerne jupiter)
   
3. germanique : tuesday (jour de Tiu : mardi) dyen (jour lumineux)
 
    latin : diem, d'où dies (jour) diarium (journal, anglais : diary) diurnus (diurne, de jour)  
 
Étymologie du mot dieu en hébreu:
 
El (235 fois dans l'Ancien Testament); son utilisation  montre qu'il comporte une notion de force, de puissance, de pouvoir. Ceci ressort particulièrement en composition avec El-Gibbor (Dieu puissant) Es.9:6 et 10:21 et El-Schaddaï (Dieu tout-puissant) 48 fois, terme exclusif à Dieu.
 
Donc sans citer nécessairement tous les textes les plus anciens, la forme Elohim est de loin la plus fréquente dans les textes Hébraïque, 2244 fois ! Elohim est la forme au pluriel de Elohah (suffixe - im), il peut signifier dieux ou encore Dieu, la langue hébraïque employant parfois le pluriel pour souligner la majesté, la grandeur. Par exemple, Jérusalem s'écrit Yeroushalaïm.
 
Quant à sa version la plus récente le Coran, Allah se traduirait littéralement par « le Dieu » — usage qui rappelle celui du mot Dieu écrit avec une lettre capitale en français.
 
 
C'était important, je crois , de retrouver les racines  pour essayer d'avoir un langage commun...Dailleurs je vais m'atteler à chercher la signification du mot " Uni-vers "...

Et l'on ne s'entraînera plus à la guerre.
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Edpoete

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #41 - 20. Fev 2007 à 16:34
           

Dans l’espace de mon temps libre j’ai toujours trouvé qu’il est amusant d’écrire des pages de poésie. Mais il arrive un moment qu’il me vient à l’esprit de me questionner sur l’acte d’écrire à savoir pourquoi j’ai écrit et quelle est la valeur de ce que j’ai écrit. C’est à ce moment que je me suis résolu de donner un but à mon écriture afin de lui donner un certain relief. Il s’agit de comprendre et de se divertir, c’est-à-dire comprendre en se divertissant. Mais comment parvenir à divertir les gens quand certains se complaisent au malheur alors que d’autres se complaisent au bonheur. Dans cette alternative, j’ai opté pour le bonheur vu les conséquences qui peuvent s’en suivre. C’est par là que ma poésie peut être utile si les lecteurs se donnent soin de comprendre ce qui importe à travers ma poésie. Cette prise de position en faveur du bonheur marque une rupture avec la tendance fataliste de certains poètes qui se font des prophètes du malheur.
 
•      Dans la tentative de définir la poésie, un auteur a écrit : La poésie est impossible dans un contexte mécaniste où le corps est moins le signe de l'âme que l'instrument de la volonté et où l'univers dans son ensemble n'est qu'une gigantesque machine. « La poésie est le mode d'expression qui convient le mieux à la connaissance des choses essentielles: l'amour, la mort, Dieu, la joie, le malheur. Chez les Grecs et les Romains de l'antiquité, savoir et sentir étaient indissociables. D’après Lamartine : Lamartine : « La poésie sera de la raison chantée... Elle sera philosophique, religieuse, politique, sociale... Elle va se faire peuple et devenir populaire comme la religion, la raison et la philosophie. (...) La poésie est l'émotion par le beau. »  
•      D’après Victor Hugo :  le poète est « une âme de cristal (...) une âme aux mille voix (...) Le poème s'adresse à la sensibilité, non au savoir (...) à l'imagination, non à la logique (...). L'espace et le temps sont au poète. Que le poète aille où il veut, en faisant ce qui lui plaît ; c'est la loi. (...) La poésie n'est pas dans la forme des idées mais dans les idées elles-mêmes. (...) Le poète doit marcher devant les peuples comme une lumière et leur montrer le chemin. Un poète est un monde enfermé dans un homme. » « La poésie n'est pas un ornement ; elle est un instrument. » « monde enfermé dans un homme.  
•      Musset : « Ah ! Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie ! »  
 
En tant que poète la poésie romantique m’intéresse tout particulièrement parce que c’est le type de poésie qui s’adresse à l’âme. Le romantisme c’est l’expression et la confession par excellence de l’âme qui s’exhibe. Mais le lyrisme en tant qu’expression de l’émotion a deux versants. 1) Les émotions négatives telles que peine, douleur, souci, mélancolie, tristesse, chagrin, colère s’orientent vers le malheur ou la fatalité. Grâce au développement de la psychologie, on connaît les effets nocifs des émotions négatives sur le corps et l’esprit, sur la santé mentale et physique. Beaucoup de poètes qui ont emprunté la voie du malheur en mobilisant leurs émotions négatives meurent jeunes. On sait que grâce au progrès de la médecine, que les émotions négatives sont comme un poison pour l’individu. Elles affectent notre système immunitaire en l’affaiblissant au point de devenir très vulnérable aux attaques des bactéries, des microbes ou des virus. La fatalité est une ruine pour l’individu. C’est une tendance par laquelle l’homme vieillit.Chaque jour de tristesse est un jour qui se soustrait de la vie. Donc on  peut parler d’un romantisme négatif.  
 
2) Les émotions positives telles que joie, allégresse, félicité, gaieté s’orientent vers le bonheur. Si les émotions négatives demeurent un poison pour l’individu, les émotions positives c’est comme l’hygiène mentale et physique qui ravive ou renforce le système immunitaire. Un sourire est très positif pour la santé mentale. On est plus optimiste, plus confiant face à la vie et cela a un effet positif sur l’individu. La mobilisation de nos émotions positives nous permet de rester jeune. On vit avec plus d’espoir. Ainsi on devient plus courageux devant les épreuves de la vie. Chaque jour de sourire, est un jour qui s’ajoute à la vie. Là on peut parler d’un romantisme positif.
N.B. je ne suis pas contre le fait d’écrire un poème qui porte l’empreinte du malheur, mais contre le fait de se positionner en faveur du malheur. Je suis contre le fait d’adopter une attitude fataliste dont les conséquences sont bien néfastes pour l’individu. Je peux comprendre la situation qui rend un individu triste, mais pas le désir d’épouser la tristesse, la mélancolie, de la faire sienne. Il faut l’assimiler sans être assimilé par elle. Il faut comprendre la tristesse, sans qu’elle nous comprenne. À l’occasion de la mort d’un proche, par exemple, on peut écrire sur le malheur, mais il faut que l’esprit du malheur ne nous possède pas, n’a pas le dessus sur le cours de notre vie , de notre destinée.
 
Le romantisme négatif s’annonce avec Jean Jacques Rousseau pour se généraliser notamment avec Alphonse de Lamartine ,Victor Hugo et Alfred de Musset.
 
Dans une ode tirée du cantique d’Ézéchias pour une personne convalescente Rousseau a écrit :  
 
J’ai vu mes tristes journées  
décliner vers leur penchant,
au midi de mes années
je touchais à mon couchant
 
Mon dernier soleil se lève
et votre souffle m’enlève
de la terre des vivants
comme la feuille séchée
qui de sa tige arrachée
devient le jouet des vents
 
Ainsi des cris et d’alarmes
mon mal semblait se nourrir
et mes yeux noyés de larmes
étaient lassés de s’ouvrir
 
 
Dans l’isolement Lamartine écrit :
De colline en colline, en vain portant ma vue
du sud à l’aquilon, de l’aurore au couchant
je parcours tous les points de l’immense étendue
et je dis : nulle part le bonheur ne m’attend
 
Quand je parcourrais le suivre en sa vaste carrière
mes yeux verraient le vide et les déserts;
je ne désire rien de tout ce qu’il éclaire
je ne demande rien à l’immense univers
 
Quand la feuille des bois tombe dans la prairie
le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons
et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
emportez moi comme elle, orageux aquilons.
 
Dans le Vallon Lamartine écrit
Mon cœur lassé de tout même de l’espérance
n’ira plus de ses vœux importuner le sort;
prêtez moi seulement, vallon de mon enfance
un asile d’un jour pour attendre la mort
 
Dans Tristesse d’olympio Victor Hugo écrit
Ô douleur!j’ai voulu, moi dont l’âme est troublée
savoir si l’urne encor conservait la liqueur
et voir ce qu’avait fait cette heureuse vallée
de tout ce que j’avais laissé là de mon cœur
 
Dans Veni, Vidi, Vixi
J’ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs
je marche, sans trouver de bras qui me secourent
puisque je ris à peine aux enfants qui m’entourent
puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs
 
Puisqu’au printemps, quand Dieu met la nature en fête
J’assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour
puisque je suis à l’heure où l’homme fuit le jour
Hélas! et sent de tout la tristesse secrête
 
Ô seigneur! ouvrez les portes de la nuit
afin que je m’en aille et que je disparaisse
 
 
Alfred de Musset dans L’heure de la mort
 
L’heure de ma mort, depuis dix huit mois
de tous les côtés sonne à mes oreilles
Depuis dix huit mois d’ennuis et de veilles
partout je la sens, partout je la vois
 
Plus je me débats contre ma misère
plus s’éveille en moi l’instinct du malheur
et des que fais un pas sur terre
je sens tout à coup s’arrêter mon cœur
 
Ma force à lutter s’use et se prodigue
jusqu’à mon repos, tout est un combat
Et comme un coursier brisé de fatigue
mon courage s’éteint, chancelle et s’abat
 
Quel que soit le souci que ta jeunesse endure
laisse la s’élargir cette sainte blessure
que les noirs séraphins t’ont faite au fond du cœur
rien ne nous rend si grand qu’une grande douleur.  
 
Mes écrits se situent dans le souci d’aviser les poètes et les lecteurs sur les conséquences du romantisme négatif ou positif. Je ne peux pas forcer quelqu’un qui souffre d’être heureux. Mais du moins il faut espérer, l’espoir fait vivre. Si le romantisme négatif est associé à la crise d’existence, au mal de vivre,  le romantisme positif peut nous porter à nous sentir bien dans notre peau. Savoir rester d’une âme forte, courageuse et jeune est l’un des buts que je vise à travers mes écrits qui invitent le poète à cesser de se faire complice de la mort, de la fatalité, du malheur pour se faire allié de la vie devant laquelle il reste confiant.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
J’ai écrit
Non je n’ai pas fait de la poésie
pour financer le train de ma vie
Rien contre ceux qui voient dans les vers
un moyen de gagner quelque salaire
2
J’ai écrit par simple amour
que je cultive à travers les jours.
J’ai écrit pour me distraire
j’ai écrit pour me plaire
3
J’ai écrit de ce qui m’attire
de ce qui m’inspire du plaisir
J’ai écrit de ce que j’adore
de ce qui est beauté ou décor
4
J’ai écrit aussi pour plaire
à ceux qui savent se taire
pour écouter ce qu’un poète dit
à travers les vers de sa poésie
5
J’ai écrit les vers de mes poèmes
pour dire tout ce que j’aime
surtout la beauté de la nature
à travers ce qui passe ou dure
6
Chaque strophe de poésie
est un moment de folie
bref un mode d’expression
pour sculpter une émotion
7
Même l’homme d’une âme sérieuse
qui mène un train de vie pieuse
a aussi son moment de folie
le contraire c’est de l’hypocrisie
8
Ce qui fait la différence
entre ces deux existences
est que le poète exprime ses émotions
alors que le pieux cache ses vibrations
9
Cela ne dit pas que le poète
que le pieux est plus honnête
Tout une question de philosophie
dans chacun des deux trains de vie
octobre 2006
 
 
Message d’espoir
Nous vivons à l’ère du marché
où tout se fait à la hâte
pour mettre la main à la pâte
Pas de temps pour se refaire une santé
2
En perdant dans le tâches du travail
l’homme démolit la force de ses entrailles
Et l’humanité converge sans cesse
vers un monde de dépression et de stress
3
On assiste à des crises d’existence
qui répugne à la convalescence
Des gens qui sont about de maux
tant qu’ils sentent mal dans leur peau.
4
Le temps importe beaucoup pour les gens
Comme on dit : le temps c’est de l’argent
Mais l’homme doit avoir une santé de fer
dans cette société pour gagner un salaire
5
Pour continuer sans sombrer dans la fatalité
l’homme doit rester en parfaite santé
Oui ! Pour rester dans la course des âges
Il doit s’armer d’espoir et de courage
6
Il faut dire que mes poèmes s’adressent
à ces gens qui sombrent dans la détresse
aux gens qui sont about de maux
tant qu’ils se sentent mal dans leur peau
7
J’aimerais faire germer dans leur esprit
que malgré ces problèmes tout  n’est pas fini
On peut encore aspirer à quelque bonheur
si on explore l’émotion à travers sa splendeur
8
Même si on connaît de grandes douleur
on peut s’échapper de l’emprise du malheur
La vie est bien tellement précieux
qu’il vaut la peine d’être heureux
 
 
Principe de Sagesse
écrivain, poète comme poétesse
voici un principe de sagesse :
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
2
Ce qui vous inspire du plaisir
à l’autre reste objet de déplaisir
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
3
Même si vous vous comportez en mendiant
cela ne vous rendra pas plus charmant
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
4
L’un vous aime pour un simple mot
l’autre vous hait pour ce même mot
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
5
En tout vous trouverez des infidèles
dont les âmes resteront toujours rebelles
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
6
Philosophie aussi bien que poésie
est occasion de conflit ou de délit
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
7
Vos écrits entraîneront sans conteste
tant de fanatiques qui se détestent
En écrivant vos rimes ou poèmes
n’attendez pas que tous vous aiment
octobre 2006
 
 
Contre la fatalité
Je ne crois pas que la foi dans la souffrance
contribue à garantir une meilleure existence
La croyance dans la fatalité est une ruine
vers laquelle le train de la vie s’achemine
 
Je ne crois pas que la foi dans la mélancolie
contribue à garantir une meilleure vie
La croyance dans la fatalité est une ruine
vers laquelle le train de la vie s’achemine
 
Je ne crois pas que la foi dans la douleur
contribue à garantir des moments de bonheur
La croyance dans la fatalité est une ruine
vers laquelle le train de la vie s’achemine
 
Je ne crois pas que la foi dans la tristesse
nous promet l’asile dans une  forteresse
La croyance dans la fatalité est une ruine
vers laquelle le train de la vie s’achemine
 
Monter abord de la barque du malheur
ne promet pas de passer de meilleures heures
se confier se livrer aux étreintes de la mort
ne promet pas de garantir un meilleur sort
 
Je crois que les émotions négatives
se mouvant toujours sur des notes plaintives
diminue la longueur de notre temps
que nous avons à passer sous le firmament
 
Quelque soit la nature  de son sort
l’homme doit rester confiant et fort
pour traverser la tempête qui nous secoue
en bousculant les obstacles présents devant nous
 
C’est grâce à l’usage des émotions positives
dont nous suivons le parcours dans les rives
que nous réussirons à mieux vivre en santé
que notre vie s’améliorera en qualité
 
Je peux comprendre la situation qui rend triste
mais je ne peux comprendre le désir d’être triste
La vie est tellement un bien précieux
je pense qu’il vaut la peine d’être heureux
décembre 2006
 
LE VENIN
L’un dit quand on vous attaque dans la salle
Réveillez toujours en vous l’animal
L’autre dit nous ne sommes pas un serpent
invulnérable au propre venin qu’il répand.
 
Rancunes, remords, chagrins, colères
agitent nos émotions sur la négative note
qui affaiblissent notre système immunitaire
champ libre aux bactérie, virus, microbe
 
À tous ceux qui vont au gré de ces émotions
au point de ne vouloir entendre aucune raison
je vous souhaite tous bonne chance
dans la maladie à travers ses conséquences
 
Quant à moi je dois m’apprendre à laisser aller
afin de mieux protéger ma précieuse santé
Ma vie, si précieuse, je veux la placer
là où elle sera hors de tout danger.
 
Je sais bien là où je vais
pour que ce venin à ma santé n’ait pas d’accès
Je construirai, une forteresse,  une citadelle
où ma vie sera longue et pleine d’étincelles
 
Ô Dieu, donne moi ce don de la sagesse
pour protéger ma vie de la détresse
que rancunes, remords, colères et chagrins
procurent aux cœurs de tous les êtres humains.
premier janvier 2006
 
 
 
 
Se rassurer
Que la vie est faite de victoire ou déboires
l’homme, quel qu’il soit doit vivre avec espoir
il doit pouvoir toujours guider sa destinée
sans être soumis au gré de la fatalité
2
Oui ! l’homme n’est assuré qu’une seule chose
sur les vivants la mort toujours s’impose
Et notre vie se réduit à un infime lambeau
qui se transforme en poussière au tombeau
3
Oui ! le temps qui coule est une ruine
vers laquelle tout qui vit s’achemine
Le printemps offre un spectacle merveilleux
mais tout doit disparaître sous nos yeux
4
Tout ce qui est animé d’une étincelle de vie
doit subir le joug inflexible de l’entropie
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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #42 - 20. Fev 2007 à 17:11
           
Globalement et à première vue, je serais plutot d'accord avec cette façon de voir les choses... En tout cas, c'est interessant.  Smiley
 
Mais il faut que je prenne le temps de tout relire avec plus d'attention...

Si je connaissais le con qu'a fait sauter le pont !
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Paul

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #43 - 20. Fev 2007 à 18:57
           
Citation:

(...) Mais comment parvenir à divertir les gens quand certains se complaisent au malheur alors que d’autres se complaisent au bonheur(...)Cette prise de position en faveur du bonheur marque une rupture avec la tendance fataliste de certains poètes qui se font des prophètes du malheur(...)La fatalité est une ruine pour l’individu. C’est une tendance par laquelle l’homme vieillit.Chaque jour de tristesse est un jour qui se soustrait de la vie. Donc on peut parler d’un romantisme négatif.

(...)Le romantisme négatif s’annonce avec Jean Jacques Rousseau pour se généraliser notamment avec Alphonse de Lamartine ,Victor Hugo et Alfred de Musset.

Dans une ode tirée du cantique d’Ézéchias pour une personne convalescente Rousseau a écrit :

J’ai vu mes tristes journées
décliner vers leur penchant,
au midi de mes années
je touchais à mon couchant

Mon dernier soleil se lève
et votre souffle m’enlève
de la terre des vivants
comme la feuille séchée
qui de sa tige arrachée
devient le jouet des vents

Ainsi des cris et d’alarmes
mon mal semblait se nourrir
et mes yeux noyés de larmes
étaient lassés de s’ouvrir

 
Bonjour Edpoète !  
 
Décider d'écrire en faveur du bonheur ne peut être que louable et on ne peut-être que daccord contre la soumission au négatif. Il est une chose d'accepter ce qui nous arrive et une autre que de s'y complaire effectivement.
Cependant, pour argumenter ton propos, tu cites et transcris Rousseau en premier lieu avec une transversalité qui me paraît être un raccourci ( si je peux permettre ) car sortie de son contexte.
 
Au risque d'être un peu long pour celles et ceux qui nous liront, écoutons l'intégrale de cette ode " inspirée " effectivement du cantique du roi Ezéchias et du texte de référence lui-même écrit par le prophète Esaïe : ( je souligne en gras ce qui viendra illustrer mon propos )
 
Rousseau :  
 
J'ai vu mes tristes journées
Décliner vers leur penchant ;
Au midi de mes années
Je touchais à mon couchant :
La Mort, déployant ses ailes,
Couvrait d'ombres éternelles
La clarté dont je jouis ;
Et, dans cette nuit funeste,
Je cherchais en vain le reste
De mes jours évanouis.
 
Grand Dieu, votre main réclame
Les dons que j'en ai reçus ;
Elle vient couper la trame
Des jours qu'elle m'a tissus :
Mon dernier soleil se lève
Et votre souffle m'enlève
De la terre des vivants,
Comme la feuille séchée,
Qui, de sa tige arrachée,
Devient le jouet des vents.
 
Comme un lion plein de rage,
Le mal a brisé mes os ;
Le tombeau m'ouvre un passage
Dans ses lugubres cachots.
Victime faible et tremblante,
A cette image sanglante
Je soupire nuit et jour ;
Et, dans ma crainte mortelle,
Je suis comme l'hirondelle
Sous les griffes du vautour.
 
Ainsi, de cris et d'alarmes,
Mon mal semblait se nourrir ;
Et mes yeux, noyés de larmes,
Etaient lassés de s'ouvrir.
Je disais à la nuit sombre :
Ô nuit, tu vas dans ton ombre
M'ensevelir pour toujours !
Je redisais à l'aurore :
Le jour que tu fais éclore
Est le dernier de mes jours !
 
Mon âme est dans les ténèbres,
Mes sens sont glacés d'effroi :
Ecoutez mes cris funèbres,
Dieu juste, répondez-moi.
Mais enfin sa main propice
A comblé le précipice
Qui s'entr'ouvrait sous mes pas :
Son secours me fortifie,
Et me fait trouver la vie
Dans les horreurs du trépas.
 
Seigneur, il faut que la terre
Connaisse en moi vos bienfaits :
Vous ne m'avez fait la guerre
Que pour me donner la paix.
Heureux l'homme à qui la grâce
Départ ce don efficace,
Puisé dans ces saints trésors ;
Et qui, rallumant sa flamme,
Trouve la santé de l'âme
Dans les souffrances du corps !
 
C'est pour sauver la mémoire
De vos immortels secours ;
C'est pour vous pour votre gloire,
Que vous prolongez nos jours.
Non, non, vos bontés sacrées
Ne seront point célébrées
Dans l'horreur des monuments :
La Mort, aveugle et muette,
Ne sera point l'interprète
De vos saints commandements.
 
Mais ceux qui de sa menace,
Comme moi, sont rachetés,
Annonceront à leur race
Vos célestes vérités.
J'irai, Seigneur, dans vos temples,
Réchauffer par mes exemples
Les mortels les plus glacés,
Et, vous offrant mon hommage,
Leur montrer l'unique usage
Des jours que vous leur laissez.

 
Et maintenant Esaïe  
 
 
Esaïe 38,10-20 : "Je disais : au milieu de mes jours, je m'en vais. J'ai ma place parmi les morts pour la fin de mes années. Je disais : je ne verrai pas le Seigneur sur la terre des vivants, plus un visage d'homme parmi les habitants du monde! Ma demeure m'est enlevée, arrachée, comme un tente de berger. Tel un tisserand j'ai dévidé ma vie, le fil est tranché. Du jour à la nuit, tu m'achèves, j'ai crié jusqu'au matin; Comme un lion, tu broies tous mes os. Du jour à la nuit, tu m'achèves. Comme l'hirondelle je crie, je gémis comme la colombe. A regarder là-haut, mes yeux faiblissent. 'Seigneur, sois mon soutien!' Que lui dirais-je pour qu'il me réponde, à lui qui agit ? J'irais au long de mes années avec mon amertume. Le Seigneur est auprès d'eux, ils vivront! Tout ce qui vit en eux, vit de son esprit! 'Oui, tu me guériras, tu me feras vivre: mon amertume amère me conduit à la paix. Et toi, tu t'es attaché mon âme, tu me tires du néant de l'abîme. Tu as rejeté derrière toi tous mes péchés. La mort ne peut te rendre grâce, ni le séjour des morts te louer. Ils n'espèrent plus ta fidélité ceux descendent à la fosse. Le vivant, le vivant, lui te rend grâce, comme moi aujourd'hui. Et le père à ses enfants montrera ta fidélité. Seigneur, viens me sauver!' Et nous jouerons sur nos cithares tous les jours de notre vie, auprès de la maison du Seigneur".
 
 
Au-delà de l'aspect spirituel des textes, il me semble qu'ils tirent plutôt vers le haut...Plus qu'ils ne se complaisent dans les souffrances...Il y a un temps pour crier ou exprimer ses maux ( les thérapeutes le disent aussi, il n'y a rien de pire qu'un mal qui se tait ) et là aussi un autre temps pour s'en affranchir et espérer en un mieux ou un renouveau dans son existence. Dés lors, l'écriture fait également partie intégrante du malheur comme du bonheur...Dailleurs n'est-ce pas ces deux  pôles qui activent ou dynamisent l'acte d'écrire ?
 
Donc, selon moi, et dans l'exemple précis de ces textes, j'ai beaucoup de difficultés à croire en " un romantisme négatif ".
 
Ceci-dit, j'aime beaucoup ce que tu écris...
 
 
 
 
 
 

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Re: Sur l'existence de Dieu...
Réponse #44 - 20. Fev 2007 à 19:40
           
Pour corroborer ce que dit Edpoète sur la poésie, je vous livre une petite histoire : c'est l'histoire des 4 Rabbis qui brûlaient d'envie de voir la roue sacrée d'Ezéchiel.
 
                                            Les Quatre Rabbis
 
Une nuit, un ange apparut à quatre Rabbis.
Après les avoir réveillés, il les conduisit à la Septième Voûte du Septième Ciel. Là, ils aperçurent la Roue sacrée d'Ezéchiel.
 
Au cours de sa descente du paradis, vers la terre, l'un des Rabbis perdit l'esprit après avoir vu une telle splendeur et il erra, bouche écumante, jusqu'à la fin de ses jours.
 
Le second fit preuve d'un grand cynisme : "Oh, j'ai rêvé de la Roue d'Ezéchiel, un point c'est tout. Rien ne s'est vraiment passé."
 
Le troisième, totalement obsédé par ce qu'il avait vu, devint intarrissable, exposant indéfiniment comment elle était construite et quel était le sens de tout cela... par là même s'égarant et trahissant sa foi.
 
Le quatrième Rabbi était un poète. Il prit du papier, une plume, s'assit auprès de la fenêtre et composa de multiples chants, sur la colombe du soir, sur sa fille dans son berceau, sur les étoiles dans le ciel... Et sa vie n'en fut que meilleure.
 
                                                    un       Smiley               passe...
 
 
Par ailleurs, je suis d'accord avec Paul, je pense aussi qu'écrire sa mélancolie et sa souffrance n'est pas obligatoirement s'y complaire. Je crois même qu'il est difficile de ne pas explorer l'ombre pour pouvoir mieux décrire la lumière.

Les esprits sont comme les parachutes, ils ne servent que s'ils sont ouverts.
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